« Il faut se loger selon ses moyens. » Encore faut-il que les moyens suivent les prix.
Depuis 2000, le prix des logements a augmenté près de deux fois plus vite que les
revenus. Voici ce que cela donne, ici, avec vos chiffres.
Votre situation
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€ / mois
m²
Environ 30 m² pour un studio, 45 m² pour un deux-pièces, 60 m² pour un trois-pièces.
Pour l’acheter, il vous faut
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Le même logement, en 2000
Entre 1965 et 2000, le rapport entre le prix des logements et le revenu des ménages
est resté remarquablement stable. Il s’en est détaché au début des années 2000 et n’y
est jamais revenu : c’est ce que montre la série suivie depuis trente ans par
l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable.
Pour le louer
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Ce qu’une banque peut vous prêter
Le Haut Conseil de stabilité financière plafonne le taux d’effort à 35 % des revenus
et la durée du prêt à 25 ans. Le calcul ci-dessous applique ces deux limites
sans compter les intérêts — il surestime donc franchement votre
capacité d’emprunt. Votre banque vous prêtera nettement moins.
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Pourquoi ce n’est pas « le marché »
De 1965 à 2000, le prix des logements a suivi les revenus, de très près. Rien dans la
démographie, dans le coût de la construction ou dans la rareté du terrain n’a changé
assez brutalement en 2001 pour expliquer le décrochage. Ce qui a changé, c’est
l’allongement des crédits, la baisse durable des taux, et le fait qu’un logement soit
devenu un placement autant qu’un toit.
Un prix qui double par rapport aux revenus ne crée pas de logements : il transfère de
la richesse de ceux qui achètent vers ceux qui possèdent déjà. Et il fait de l’héritage
— plutôt que du travail — la condition d’accès à la propriété.