Trois lois se superposent désormais : le droit d’avant 2023, la réforme de 2023, et sa
suspension partielle entrée en vigueur le 1er septembre 2026. Selon votre
année de naissance, vous ne relevez pas des mêmes règles. Voici lesquelles, et ce
qu’elles changent.
Votre génération
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Votre âge de départ, aujourd’hui
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Les trois lois, pour votre génération
L’âge légal est celui à partir duquel on peut partir. Il ne suffit pas : il
faut aussi avoir cotisé le nombre de trimestres requis, sans quoi la pension est
amputée à vie.
Ce que la réforme vous coûte
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Et en bonne santé ?
L’espérance de vie sans incapacité mesure le nombre d’années qu’une
personne peut espérer vivre sans être limitée, dans les gestes de la vie quotidienne,
par un problème de santé. C’est le seul chiffre qui dise quelque chose de la retraite
réellement vécue.
Sans incapacité, à la naissance — femmes64,1 ans
Sans incapacité, à la naissance — hommes63,7 ans
Il reste, à 65 ans — femmes11,8 ans
Il reste, à 65 ans — hommes10,5 ans
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La suspension n’est pas une abrogation
Le budget de la Sécurité sociale pour 2026 a mis en pause la montée en charge de la
réforme, pour les départs prenant effet à compter du 1er septembre 2026.
2,2 millions de personnes nées entre 1964 et 1968 en bénéficient :
1,2 million partiront plus tôt — de trois mois en moyenne — et un million toucheront
une pension légèrement supérieure. Concrètement, aucune pension prenant effet d’ici
janvier 2028 ne se verra opposer un âge légal supérieur à 62 ans et 9 mois.
Puis la montée reprend. Toutes les personnes nées à partir de 1969 partiront
à 64 ans, avec 43 années de cotisation. Le calendrier a été décalé de quelques
mois pour cinq générations ; il n’a pas été annulé.