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"... Je ne peux pas, sur mon lit de mort, me dire que je n’ai rien fait pour lutter contre l’extrême droite."

Retour sur notre réunion de rentrée du groupe action centre ville.

…Je ne peux pas, sur mon lit de mort, me dire que je n’ai rien fait pour lutter contre l’extrême droite.

C’est ce pacte avec ma conscience qui m’a fait cliquer sur « rejoindre des groupes d’action ».

Ça, et dix ans de macronisme, de casse des services publics, de violences d’État à répétition, de violences patriarcales, une biodiversité qui souffre de nos avidités consuméristes, capitalistes, etc.

Jusque-là, j’avais choisi une voie professionnelle du soin, du lien, de l’amour. Une voie plutôt solitaire, mais humaniste. Je me disais que c’était ma manière de contribuer à plus d’amour dans notre pays. Mais à force d’écouter celles et ceux qui composent ce pays, j’ai constaté — et je suis loin d’être la seule — combien les souffrances psychiques prennent racine dans notre organisation politique, sociale, économique et morale.

Les souffrances au travail, les violences sexuelles, les relations familiales, les normes sociales, etc. Alors soigner, seule, ne suffit plus et épuise. Soigner en collectif, c’est aussi compliqué quand l’hôpital public s’effondre et que les institutions sont de plus en plus violentes en raison du désinvestissement de nos politiques. À l’heure actuelle, je ne peux plus soigner.

Isolée dans mon esprit souffrant et en colère face à une société préfasciste aux idées mortifères, noyée dans les mauvaises nouvelles quotidiennes de mon algorithme, j’étais à la recherche d’une bonne nouvelle. Une étincelle, un appui, un espoir collectif. J’entendais Jean-Luc Mélenchon nous inciter à ne pas nous résigner, ce vers quoi je me sentais glisser.

Puis j’ai fini par trouver cet espoir dans le mouvement de La France insoumise. Dans son programme, sa dynamique. Cela m’a remobilisée.

J’ai toujours été engagée politiquement sans vraiment militer, en raison d’une censure personnelle, celle de ne pas en savoir assez pour m’y sentir légitime. Puis je me suis rappelé ce que me disaient mes grands-parents quand ils étaient entrés au PCF, alors jeunes adultes : que leur culture politique s’était étoffée grâce au militantisme comme espace de stimulation intellectuelle.

Je clique donc sur « rejoindre un groupe d’action » aussi pour sortir de mon anxiété écolo-politico-sociétale, trouver un collectif qui fait du bien, apprendre des autres, partager mes expériences et passer à l’acte. Créer aussi. Parce que « Résister, c’est créer ; créer, c’est résister ».

Ça a plutôt bien commencé, et ce, par un pique-nique d’accueil des nouveaux et nouvelles militant·es. Que demande le peuple, sinon de se rencontrer autour d’une table et de mettre déjà en commun des mets délicieux !* Les jours heureux, ça commence par les bases, notamment la convivialité ! *C’était attendrissant d’observer que chacun·e y est allé·e de sa petite recette, mais la focaccia de Z était de loin ce qui a le plus câliné mon estomac.

Pas de photo de Foccacia, mais celui d'une dacquoise au chocolat, on adore les desserts aussi!

Pas de photo de Foccacia, mais celui d’une dacquoise au chocolat, on adore les desserts aussi!

Il faut des forces pour aller à la rencontre de nos concitoyen·nes et faire grandir l’espoir de jours heureux. Tracter, discuter, réfléchir, s’organiser et se mobiliser. **Les temps conviviaux comme celui-ci, dans le militantisme, me semblent essentiels pour retrouver de la respiration, approfondir les liens et renforcer la cohésion indispensable à la lutte. **Mais la force se trouve surtout dans un collectif qui partage un espoir commun. Il met du baume au cœur et tout le monde est libre de s’investir à la hauteur de ses envies, de son rythme, de ses disponibilités. Militer est un bon antidépresseur !

La joyeuse bande d'insoumi-es
Puis il semblerait que d’autres temps conviviaux et festifs soient encore à venir…!

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