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Divia : le ticket augmente, et ce n’est pas tout le monde qui paie

Depuis le 1er septembre, prendre le bus ou le tram à Dijon coûte plus cher pour ceux qui ne sont pas abonnés. La métropole a baissé les tarifs des jeunes, et c’est tant mieux. Mais elle a fait payer la note aux voyageurs occasionnels.

Depuis le 1er septembre, le ticket Divia d’une heure est passé de 1,40 € à 1,50 €. Le carnet de onze voyages, de 14 € à 15 €. Même le Pass Liberté, payé au mois selon l’usage, augmente : 1,36 € le trajet au lieu de 1,27 €. Une hausse d’environ 7 % sur tous les titres occasionnels.

Ce qui baisse, ce qui monte

Commençons par la bonne nouvelle, parce qu’elle est réelle. L’abonnement des 18-25 ans baisse : 26 € par mois au lieu de 30, et 260 € à l’année au lieu de 315, soit 55 € d’économie. Plus de 16 000 jeunes sont concernés. C’est une bonne mesure, et nous le disons.

Les abonnements des adultes, eux, ne bougent pas. Qui paie la hausse, alors ? Ceux qui ne prennent pas le bus tous les jours. Ceux qui travaillent quelques jours par semaine, qui ont un rendez-vous médical en ville, qui viennent voir de la famille. Ceux pour qui 42 € par mois d’abonnement ne valent pas le coup, mais pour qui chaque trajet compte.

Et la palme revient au paiement par carte bancaire directement dans le bus : 2 € le trajet. Celui qui n’a pas de carte Divia paie un tiers de plus que les autres.

Une justification fragile

La métropole invoque la hausse des coûts, notamment de l’énergie. C’est vrai. Mais elle annonce aussi un réseau en pleine forme, avec plus de 47 millions de voyages en 2025. Un service public qui marche bien, c’est justement le moment d’élargir l’accès, pas de le restreindre.

Autre changement passé inaperçu : pour le tarif réduit famille nombreuse, seule la carte officielle Famille Nombreuse est désormais acceptée comme justificatif. Une démarche de plus pour des familles qui en ont déjà assez.

Ce qu’on pourrait faire autrement

D’autres villes font d’autres choix. Montpellier a rendu ses transports gratuits pour ses habitants : la fréquentation y a augmenté d’environ 30 % la première année. Ça a un coût, estimé à 42 millions d’euros par an par ses opposants, et il faut le financer.

Sans aller jusque-là, une chose simple est possible dès maintenant : un tarif calculé selon les revenus pour tous les adultes, comme celui qui existe déjà pour les moins de 18 ans. Les transports sont ce qui permet d’aller travailler, se soigner, voir les siens. Leur prix devrait dépendre de ce qu’on gagne, pas du nombre de fois où on les prend.

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